Le 7 mai 2026

9 jours, 230 km à pied : son incroyable aventure sur le Loiret au fil de l’eau (Triangle d’Eau)

Entre canaux, villages de charme et nature préservée, le Loiret au fil de l’eau (Triangle d’eau) offre une expérience unique d’itinérance douce.

Une vidéo réalisée sur YouTube vous emmène au cœur de cet itinéraire de 230 km, à parcourir à pied, à vélo ou sur l’eau.

Miniature - Interview Youtube © OTGS

Miniature – Interview Youtube © OTGS

Découvrez ici le témoignage de Sylviane Hareng, qui a relevé le défi en 9 jours. Immersion totale garantie !

Aujourd’hui, direction Vieilles-Maisons-sur-Joudry, au cœur du site de Grignon (dans le Loiret, Communauté de Communes Canaux et Forêts en Gâtinais), au sein du « Loiret au Fil de l’Eau » | Triangle d’eau. Ancien port stratégique du canal d’Orléans, Grignon a longtemps été un carrefour essentiel pour le transport du bois.

Aujourd’hui, le site s’impose désormais comme un incontournable du tourisme fluvial. À ce titre, l’association des mariniers y a notamment construit la péniche La Belle de Grignon, tandis qu’un coche d’eau est actuellement en construction.

Péniche Belle de Grignon © OTGS

Péniche Belle de Grignon © OTGS

C’est ici que nous rencontrons Sylviane Hareng, randonneuse expérimentée, venue partager son aventure sur le Triangle d’eau, réalisée en avril 2026.

Départ © Sylviane Hareng

Départ © Sylviane Hareng

 


Une aventure de 230 km au fil des canaux 

Sylviane Hareng :
« Bonjour, je m’appelle Sylviane Hareng et j’ai réalisé en 9 jours ce qu’on appelle le triangle d’eau, c’est-à-dire le canal d’Orléans, le canal de Briare et la Loire, à pied. »

Le Loiret au fil de l'eau / triangle d'eau © Tourisme Loiret

Le Loiret au fil de l’eau / triangle d’eau © Tourisme Loiret

Cet itinéraire de 230 km peut se parcourir à vélo, sur l’eau et même désormais à pied ! En suivant le fil des canaux, nous traversons des villages de charme, et nous découvrons des sites remarquables à chaque étape :

  • Châtillon-Coligny et son cœur historique
  • Le pont-canal de Briare
  • Le château de Sully-sur-Loire
  • La cathédrale Sainte-Croix d’Orléans
Le Pont-Canal de Briare © Lucthéo (Pixabay)

Le Pont-Canal de Briare © Lucthéo (Pixabay)

Le château de Sully-sur-Loire © Charles Helbert (Pexels)

Le château de Sully-sur-Loire © Charles Helbert (Pexels)

La cathédrale d'Orléans © Aiseleer (Pexels)

La cathédrale d’Orléans © Aiseleer (Pexels)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une aventure accessible à tous, au rythme de l’eau et de la nature.


Pourquoi réaliser cette boucle du triangle d’eau ?

« Le département a fait un gros travail en développant la véloroute et ce triangle d’eau. Je me suis demandé pourquoi ne pas le faire à pied, pour voir ce que cela pouvait donner et quel intérêt on pouvait y trouver. »


Pourquoi en 9 jours ? Comment délimiter ses étapes ?

« Ce qui m’a guidée, ce sont les distances entre les étapes et les hébergements. Par exemple, j’ai dû faire une étape de 32 km entre Cepoy et Châtillon-Coligny, faute d’hébergement proche des voies d’eau.

À pied, il est difficile de s’éloigner de plus de deux ou trois kilomètres pour dormir. C’est un élément essentiel dans l’organisation.

J’avais aussi envie de découvrir ce qu’il était possible de faire près de chez soi, seule, après avoir déjà pratiqué l’itinérance en club, notamment en Bretagne, sur Compostelle ou sur celui de Stevenson. »

Saint-Jacques de Compostelle © Sylviane Hareng

Saint-Jacques de Compostelle © Sylviane Hareng


Pourquoi partir seule ?

« Cela m’a apporté du lâcher-prise : faire ce que je veux, quand je veux, sans contrainte. Cette aventure, je l’ai organisée pour moi, rien que pour moi.

C’est peut-être un peu égoïste, mais c’est surtout un vrai moment de détente, malgré la performance. »

Canal d'Orléans à Vieilles-Maisons-sur-Joudry © OTGS

Canal d’Orléans à Vieilles-Maisons-sur-Joudry © OTGS


Une journée type ? 

« Une journée, c’est simple : on se lève et on part quand on veut. Toujours dans cet esprit de liberté.

Ensuite, on se met à l’écoute de ce qui nous entoure : observer, photographier, ressentir… Au printemps, les odeurs, les paysages et le chant des oiseaux rendent l’expérience magique, que ce soit le long des canaux ou au bord de la Loire, où j’ai choisi de suivre le GR plutôt que l’itinéraire cyclable, pour rester au plus près du fleuve.

Enfin, je me suis même aventurée entre la Loire et la centrale nucléaire de Dampierre-en-Burly, puisque j’avais deux sentiers qui ne se rejoignaient pas sur mes cartes, et j’ai fait en sorte qu’ils se rejoignent. »

Centrale de Dampierre-en-Burly © Sylviane Hareng

Centrale de Dampierre-en-Burly © Sylviane Hareng


Le meilleur souvenir

« Le moment le plus marquant reste une rencontre près de la centrale de Dampierre-en-Burly.

J’ai demandé à un monsieur si je pouvais emprunter un chemin. Il m’a répondu que oui, puis nous avons échangé quelques mots.

Quelques mètres plus tard, il est revenu vers moi avec son chien et m’a proposé de m’accompagner… Finalement, il a marché avec moi pendant trois ou quatre kilomètres.

Ce sont ces rencontres imprévues qui rendent l’aventure si belle. »


Les difficultés rencontrées

« Le plus désagréable reste la météo quand elle n’est pas au rendez-vous.

Mais il faut aussi anticiper : arriver dans un village en pensant acheter son repas, et découvrir que tout est fermé… Cela peut vite devenir compliqué.

Heureusement, quelques fruits secs dans le sac permettent de tenir jusqu’au soir ! »


Conseils pour se lancer sur le Triangle d’eau

« Je recommande vivement ce circuit, car il apporte énormément de positif.

Cependant, à mon âge, une préparation physique reste nécessaire : on ne parcourt pas 230 km en 9 jours sans un minimum d’entraînement.

Il faut aussi anticiper les hébergements, surtout selon la période. Il est possible d’improviser, mais cela peut devenir risqué avec les distances et les éventuelles indisponibilités d’hébergements.

Hébergement à Sully-sur-Loire © Sylviane Hareng

Hébergement à Sully-sur-Loire © Sylviane Hareng


Le mot de la fin

« À quand la prochaine ? J’ai vraiment apprécié cette expérience. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, je ne me suis jamais sentie seule. Par ailleurs, la nature est omniprésente, et donne envie de recommencer… peut-être autrement, et dans une autre région. »

Vélos © OTGS

Vélos © OTGS

📍Au-cas où vous ne l’auriez pas encore vue, découvrez la vidéo Youtube pour découvrir l’interview réalisée avec Sylviane Hareng. 📍