Un ancien monastère, dont la fondation remonterait au 9ème siècle, a donné son nom à la commune, Villamonasterii (domaine du monastère) devenant Villemoutiers.
Détruit lors des Guerres de Religion, seule la chapelle, aujourd’hui en ruine, fut épargnée. La demeure qui le remplaça, pour le Prieur, Seigneur spirituel et temporel de la paroisse, devenue Bien national à la Révolution, fut rachetée en 1802 par Jean-Baptiste PATRAULD, ancien professeur de Napoléon BONAPARTE au Collège de royal militaire de Brienne-le-Château, et Maire de Villemoutiers de 1808 à 1815, où il mourut en 1817, sa sépulture dominant toujours le cimetière jouxtant l’église. Elle fut revendue en 1842 à Gustave MAILAND, peintre de renom, qui la transforma en un château de style post gothique, et y ajoutant une tour d’angle provenant de l’hôtel parisien de Blanche de NAVARRE, 2ème épouse et veuve du Roi Philippe VI de Valois, hôtel détruit vers 1850, pour le percement de la rue de Rivoli. Propriété privée, de 1880 à 1913, par héritage, le château, qui ne se visite pas, a appartenu à la famille CHODRON de COURCEL.
Menaçant ruine, l’ancienne église, en prolongement de la chapelle, fut presque totalement démolie, et reconstruite sur place entre 1878 et 1880, restant sous le vocable de Saint-Nicolas, représenté par deux statues à droite du maître-autel du 17ème siècle, et sous le patronage de Saint-Loup, Évêque de Sens au 7ème siècle, représenté aussi par deux statues, et dont les reliques, dans le Bras de Saint-Loup, du 15ème siècle, sont vénérées le 1er dimanche de septembre, lors de la fête patronale, dans le cadre de la fête à l’Oie depuis 1993.
Le jardin de roses de Villemoutiers
Niché au cœur du village de Villemoutiers, le jardin de roses de plus de 800m2, a été pensé comme un jardin André Eve. D’abord né dans la tête du jardinier, puis couché sur le papier, il a été réfléchi dans sa globalité et dans sa finalité. Un réseau de cheminements, enherbés ou non, dessine des massifs ou glisse sous les pergolas pour guider le visiteur de scène en scène. Des allées semées de gazon, soigneusement tondues, aux bordures impeccablement taillées permettent de découvrir des massifs aux formes sinueuses pour plus de douceur à l’œil et d’effet de surprise au détour d’une courbe.
Dans ces massifs, le rosier domine par son nombre et sa diversité. Ses plantes compagnes sont les vivaces, les bulbes et quelques arbustes. Celles-ci sont simples et rustiques, avec une palette ouverte à toutes les nouveautés. La densité de plantation est élevée mais chaque plante peut s’exprimer harmonieusement. La gamme de rosiers est riche en variétés anciennes, grimpants et lianes. Chaque rosier est accompagné d’une étiquette avec son nom.
Les pergolas sont présentes pour permettre aux nombreux grimpants et lianes de montrer de quoi ils sont capables, seuls ou enlacés avec une clématite. Les allées non enherbées, faites de falun, sont bordées et bien séparées des massifs par des rondins de bouleau ou autre essence de bois.
Les arbres trop pourvoyeurs d’ombre pour les rosiers sont peu présents. Malgré tout quelques-uns, de-ci de-là, font la courte échelle à une liane ou embellissent par leurs fleurs et leurs silhouettes aériennes.
Le résultat : un jardin de roses où les moutonnements de couleurs ondulent et sinuent en formant un tableau dans lequel rayonnent beauté, sensualité, harmonie et liberté mais en aucun cas l’anarchie. Dans ce jardin la Nature se sent bien et l’Homme aussi. Les allées invitent à entrer et aller plus loin, à partir à la découverte de multiples scènes composées de couleurs, de formes et de parfums plus enivrants les uns que les autres.
Il est totalement ouvert aux visiteurs afin qu’ils puissent flâner et rêver à toute heure de la journée. Ce jardin est un lieu d’échange, de partage et de convivialité.
Pour agrémenter ce jardin ouvert, un banc a été installé pour que les Villamonastériens puissent venir profiter de cet espace. Mais il y a aussi la volonté d’en faire profiter les promeneurs venant des alentours ainsi que les touristes.
Labélisée “villes et villages fleuris”

