Si ce bourg de La Cour-Marigny tire son nom de marais, rien n’est plus justifié ; on y trouve encore des traces de fossés qui, remplis d’eau, entouraient l’agglomération et en assuraient la protection extérieure. Ce réseau de dérivation des rivières Treille et Solin était, à l’époque de son utilisation, fort bien conçu.

La Cour-Marigny faisait partie du domaine des moines de St-Benoît-sur-Loire, tel que le confirme un diplôme de Charles le Chauve de 855 et un second de Charles le Simple en 900.

En 883, les Moines de St-Benoît, pour échapper à l’incursion des Normands qui remontaient la Loire, se réfugient en ce lieu.

Durant la Guerre de Cent Ans, La Cour-Marigny eut à subir des destructions importantes par l’armée de Robin Knolles, ancien tisserand allemand au service de l’Angleterre.

Au Xème siècle, un seigneur de Châtillon-sur-Loing, qui ravageât le pays avec ses soldats, voulut s’emparer de La Cour-Marigny ; mais il fut tué par une flèche au moment où il attaquait les habitants préparés à se défendre. En 1358, la bande armée anglaise mit le village à feu et à sang et il est probable que pendant soixante ans, cette agglomération ait pratiquement disparu, les registres religieux ne mentionnant plus aucun acte au cours de cette période.

Plus tard, Charles VII accorde aux habitants le droit de bourgeoisie et exemption des péages sur les ponts de St-Denis les-Jargeau, Orléans, Beaugency, Blois, Nemours, Montereau, Melun et leur fourniture en sel sur la vente qui s’en faisait à Lorris, sous condition de faucher, faner et rentrer les foins du roi dans les greniers de son château de Lorris.

L’église de ce village fut bâtie au début du XIIème siècle par un des Seigneurs de Marigny. Cette date est attestée par un acte d’installation du premier curé de La Cour-Marigny. On y remarque quelques lambeaux d’une fresque médiévale au mur du chevet et deux intéressantes statues de bois polychrome (La Vierge à l’enfant par exemple).

Elle fut reconstruite en 1525 sous le vocable de St Louis et de St Marc. Elle a 23 m  de longueur sur 7 m de largeur et peut contenir 120 personnes.

Avant la révolution, l’église possédait trois cloches, en 1793 on réquisitionna la plus grosse et la plus petite. Celle qui restait datait de 1765 et pesait 1004 livres. Elle fut cassée en 1846 et refondue en 1849 sous le nom de « Pauline » avec un poids de 799 kilos. Le clocher abrite aujourd’hui deux cloches.

Intérieur de l'Église

Intérieur de l’Église

Cette paroisse, indépendante dans l’origine, fut annexée à l’église d’Oussoy jusqu’en 1521. A cette époque, une bulle du St-Siège et un décret de l’Archevêque de Sens lui rendirent son titre de paroisse. Il y avait dans cette paroisse une Maladrerie sous le nom de St Antoine qui fut réunie en 1698 à l’Hôtel-Dieu de Châtillon sur Loing ce qui priva les habitants de La Cour-Marigny de secours qui leur étaient spécialement affectés.

Fournil

Fournil