Le 25 septembre 855, Charles le Chauve reconnaît par un acte que Montereau appartient à Saint-Benoît. Nous n’avons aucun signe qu’elle ait changé de patronage depuis, c’est donc une église St Pierre, de style Roman. La nef seule est du XIIème siècle, forme de croix latine, chevet droit, pas de collatéraux, clocher en charpente sur le pignon de la nef. Le portail est formé de deux archivoltes plein cintre décorées de bâtons rompus et de prismes reposant sur des piliers moulurés. On trouve dans cette église une pierre gravée scellée dans le mur latéral, entre deux écussons à demi-effacés, représentant une femme en prière avec deux lévriers à ses pieds. C’est la pierre tombale d’une dame de Gindreville qui vivait en 1298 à Courpalet. Sur un autre mur, une liste des prêtres desservant la paroisse.
Sa désignation, même dans les premiers actes, ne fait pas dériver Montereau d’une forme qualitative dans le genre de Terre du Monastère, c’est-à-dire de l’Abbaye dont elle dépend. C’est bien le petit Monastère, monasteriolum, le petit couvent, diminutif d’usage courant comme nom commun dans la période 630-800.

Vers 1830, les habitants de Montereau avaient encore souvenance de quatre châteaux anciens sur leur commune : les châteaux de la Motte, de Courpalet, de l’Etang Rouge et de la Chaine. Ce qui frappe sur ces cours d’eau faibles et hésitants, c’est le nombre de moulins, et cela pour une faible population puisque Montereau qui a eu jusqu’à 1094 habitants en 1880, son record, souvent ne dépassait pas les 600 habitants, et au Moyen-Age n’a pas dépassé 930 habitants (vers 1340) ; 10 moulin à eau soit un pour 80 habitants.

Le Château fort de Courpalette, qui au XVIIIème siècle, était dans toute sa splendeur, appartenait à St Louis, qui le donna au Prieur du couvent de Lorris.
Autrefois, un marché aux grains considérable se tenait au carrefour appelé la Croix-au-Beurre, à 2 km du bourg, sur l’ancien chemin de Montereau au Moulinet. Ce lieu rappelle d’antiques souvenirs : c’est là que se rassemblaient les sorciers, vers minuit, pour délibérer sur leurs affaires diaboliques.
L’absence d’histoire précise de Montereau a fait, comme en d’autres villages, accrocher le passé de Montereau à des légendes. On disait ainsi Montereau-les-Sauteux, mieux encore « Montériau-les-Sauteux ».
Un tiers de la commune est boisé. L’étang du Gué l’Evêque est une grande ressource pour les pêcheurs avec la rigole de Courpalet qui serpente à travers la commune.

Eglise de Montereau