Dans ce territoire fortement boisé, il n’y a pas lieu de croire que l’activité ait commencé ailleurs qu’au bourg. Si Thimory a lourdement payé son tribut à la Guerre de Cent Ans, c’est plus aux conditions générales  (pestes, famines) qu’à telle destruction localisée qu’elle le doit.
Les  expéditions Knolles à la Cour Marigny en 1358, d’Henri de Lancastre en 1421, de Surienne sur Chailly et Montereau 15 ans plus tard, empruntent d’autres vallées que celle de Limetin. Un petit bourg existant au IXème siècle fut abandonné, peut-être à cause de l’incursion des Normands sur St-Benoît en 883.

Le village se reconstitua vers 1050 autour de la Motte-des-Bruyères et pendant deux siècles il porta ce nom. Puis ? Gilon de la Chapelle, haut dignitaire du royaume, obtint du chapitre de la Cathédrale de Sens l’autorisation d’édifier une chapelle vers 1240 sur sa terre des « Granges » et dépendant de Bruyères. Cette chapelle reste la structure de base de l’actuelle église du village qui s’édifia autour d’elle.
Du château de la Bruyère, ne subsiste aujourd’hui qu’une tour carrée. Autres fiefs sur la commune : Motte-de-Gratteloup (le pigeonnier des Grattes-Loups fut un rendez-vous de chasse à l’époque, il n’y a plus de vestiges de celui-ci), Ouchamps dont le château fut remanié en 1890. Il y a encore quelques années, il restait les douves du château de Grandchamp.

Eglise Saint Germain


L’église sous le vocable de St Germain date donc du XIIIème siècle avec 27 m de longueur sur 7 m de largeur et peut contenir 250 personnes ; elle est rectangulaire et à chevet semi-circulaire voûté en cul de four. L’arc doubleau du chœur en plein cintre et à boudins, repose sur des piliers rectangulaires. La nef et le clocher sont du début de ce siècle. L’ancienne tour a été démolie au cours de l’agrandissement mais n’a été abattue qu’à la fin des travaux, si bien que pendant quelque temps, cette église posséda deux clochers. Le cimetière est auprès de l’église, il n’y a pas de presbytère à Thimory.

En 1900 encore, Thimory était réputée pour ses bons vins blancs. Les vergers du bourg ont en effet remplacé les vignes que rappelle encore la Cour des Pressoirs. Cette cour était habitée au moins depuis 1475, par la famille Pressouer qui avait prit le nom qu’elle transmit ensuite au lieu qui portait dès le XIIIème siècle, le pressoir banal, ce qui date le vin blanc. Née par l’eau comme Pêcherie, Thimory s’est vite mise en marge de son ruisseau sans grands espoirs en se tournant vers la vigne, mais c’était là aussi un domaine sans espoir.

Mairie de Thimory

Mairie de Thimory

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